Robert Douault
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Robert Douault

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Cette nouvelle rubrique contient les questions les plus fréquentes que vous me posez par e-mails, lors de rencontres culturelles, salons littéraires, et dédicaces.
Cette page évoluera en fonction de vos interrogations et je m'efforcerai d'y répondre
le plus rapidement et le plus clairement possible. Alors, à vos plumes...

Robert DOUAULT



Question: Votre parcours artistique est partagé entre la musique et la littérature.
Vous sentez-vous davantage musicien ou écrivain ?

Réponse: L'écriture est un mode d'expression qui ne peut naître que dans la solitude, pour ensuite se partager avec les lecteurs. La musique est un art vivant qui puise sa source en chaque musicien et qui se vit en communion avec le public. Pour moi, ces deux disciplines artistiques ne sont pas opposées, mais complémentaires. Elles comblent mes envies : L’introspection inhérente à l'écriture m’est nécessaire car ses racines sont profondes, et l’extraversion musicale est un mode d'expression généreux de nature. C’est une question d’équilibre, de besoin, de survie.


Question: Vous écrivez souvent sur les femmes dans vos œuvres; cela signifie t-il que les hommes ne vous intéressent pas, ou est-ce pour flatter un public féminin ?
Réponse: Il s’avère en effet, qu'il y a plus de lectrices que de lecteurs. C’est une réalité que les éditeurs n’ignorent pas, puisque 70% des romans sont lu par des femmes. Mais en tant qu’auteur, je n’écris pas pour séduire un public. J’écris en espérant toucher la sensibilité de quelques personnes par l’entremise de mes livres. Et en tant qu’homme, je suis plus sensible au charme des femmes et à leur différence. J’aime la complexité émotive des femmes et la contradiction flagrante qui existe avec le formalisme et l’assurance des hommes. De plus, les femmes ont un sens fantasmagorique inné qui les rapprochent naturellement de la création onirique des romanciers.
Il est vrai que même si je décris des personnages masculins dans mes textes, ils ont souvent un second rôle qui étaye la vraisemblance d’une histoire afin de mieux servir la crédibilité d’une femme. Et même si ce mécanisme de construction relationnel entre les deux sexes est inconscient, il est bien présent dans mes livres... C'est un fait que je ne cherche, ni à contrôler, ni à modifier.


Question: Où avez-vous trouvé l’inspiration pour donner autant d’authenticité aux personnages de votre roman "La couleur des Anges" ?
Réponse: Les rencontres de la vie nous permettent de percevoir une infinité de détails que l’on puise dans une multitude de personnes; un comportement original, un parfum étrange, une silhouette inconnue, une façon de parler inédite, une pensée différente de la nôtre… L’autre partie de la création est purement fantasmagorique. Le but étant d’associer des fragments de réalité à une fiction. Et c’est un jeu particulièrement excitant parce que les personnages que l’on croyait connaître et diriger, prennent vie au fil des pages. Ils vous possèdent, vous envoûtent et vous entrainent dans leur univers. Et soudain, le romancier découvre avec stupéfaction qu’ils existent par eux-mêmes et qu'il n'a qu’à les suivre pour les percevoir; pour les connaître et les comprendre. Ainsi, le créateur d’une histoire en devient souvent le témoin bien malgré lui. C’est une expérience personnelle intense et inexplicable, qui dépasse l'entendement... Une aventure intérieure indescriptible; totalement magique.


Question: Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux personnes atteintes d’Albinisme dans votre roman "La couleur des Anges" ? Et pourquoi vous êtes-vous autant impliqué, jusqu'à créer le concept du "Livre Parlé" ?
Réponse: Comme je l’ai expliqué lors de mes interviews radiophoniques ou dans la presse, ce n’était pas un choix prémédité mais une évidence par rapport au traumatisme affectif et social de l’héroïne de cette tragédie. Mais l'une des conséquences de l'albinisme est une faible acuité visuelle. Et c'est en côtoyant les membres de l'association "Genespoir", que j'ai pu découvrir les difficultés liés aux troubles de la vision. Mon concept du "Livre Parlé" est un engagement personnel et actif pour aider les personnes handicapés. Et s’engager, c'est vouloir choisir une voie, une direction. Ce n’est pas seulement revendiquer de grandes convictions, c’est plutôt risquer l’aventure de concrétiser ses idéo, qui se révèlent souvent grâce aux autres, jour après jour, rencontres après rencontres. Ainsi, j’ai découvert que disponibilité créatrice et action sociale pouvaient s’articuler dans une même vie artistique. Pour moi, toutes deux participent d’un même engagement au service de la société. Je trouve heureux de pouvoir partager un même essentiel avec des personnes handicapées, et ce, bien au-delà des différences physiques. J’ai beaucoup appris à leur contact. J'ai appris que vouloir vivre ensemble est une véritable école de vie, de partage, et d'amour.


Question: Dans votre roman "La couleur des Anges", la religion occupe une place prépondérante dans la vie de l’héroïne de ce drame. Est-ce un choix délibéré ?
Réponse: En effet, le personnage d'Elizabeth Hillmore est en proie au doute, non pas sur sa propre foi, mais sur la sincérité et l’intégrité des hommes qui suivent ou représentent le culte de Dieu. Ainsi, elle découvre bien malgré elle, que l’Eglise est devenue le temple des hommes et de leurs perversions, et ce, bien avant d’être celui de la miséricorde divine. Elle constatera aussi que son église préfère instaurer un apprentissage cultuel basé un ritualisme simpliste qui n'implique personne et arrange tout le monde, que d'inciter les fidèles à découvrir la véritable connaissance biblique. Et ce sont tous ces éléments qui vont influer sur la désillusion d'Elizabeth pour les hommes et leur système de choses; pour cette société résolument moderne de cette fin du XIXème siècle qui prospérait sans grandes convictions profondes... Jusqu’à devenir avec le temps, l’un des nombreux traumatismes qui courront à la perte de cette jeune femme.


Question: Vous venez de présenter un nouveau projet avec son logo sur votre page personnelle Facebook, - "OPUS TOWER PUBLISHING" - , Une maison d'édition régionale pas comme les autres... Pourriez-vous nous en dire plus ?
Réponse: L'association Opus Tower Publishing se veut être un éditeur indépendant avec un projet fort qui associe le social et le culturel. Elle a pour but de promouvoir les auteurs régionaux de Lorraine, en France et à l'étranger (Pays des trois frontières). Lassociation finance la réalisation dun premier ouvrage par auteur (romans, nouvelles et poésies) et accompagne l'artiste débutant lors de sa promotion. Pour ce faire, OPT s'appuie principalement sur le mécénat culturel et sur les dons. Mais étant conscient que cette stratégie éditoriale limite d'autant le nombre d'auteurs choisis, notre choix est stimuler par l'examen des oeuvres proposées ainsi que par l'étude des réelles motivations de chaque auteur. Bien sûr, la présence d'OTP et de ses auteurs sera accrue dans les évènements culturels régionaux afin de révèler au public , les talents de demain. Pour résumer, les deux points forts de ce projet sont la gratuité de l'édition ainsi que la garantie qu'OTP ne prélèvera aucune contribution sur la vente des livres puisque son but n'est en aucun cas de devenir un support de vente mais seulement de promotion.


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